Il s’agissait de mon Décembre
Moi qui suis né le jour le plus froid du monde
Il s’agissait du décembre de ma vie
Un jour où l’on marche seul dans la nuit
Les mains plongées dans les poches de ma gabardine
Les yeux plongés vers le sol et la grisaille qui m’envenime
Les mains qui tremblent
Les yeux larmoyants
Il s’agissait de mon Décembre
Moi qui suis né le jour le plus froid du monde
Avec ma Foi sous respiration artificielle
Et mes sens, mes émotions prenant le contrôle de mon naturel
Un brouillard avait pris d’assaut ma tête
Et tenait le siège de mon contrôle, en fait
Mon cœur s’était refroidi, englouti par un glacier
Je ne voyais plus ceux qui avaient besoin de moi
De Dieu, je cherchais une lumière, la volonté
Mais j’étais noyé dans ce foutu monde en émoi
Qui me bouffait chaque respiration
Et je restais à genoux, les larmes aux yeux
Dans ce que j’osais seulement appeler médiation
C’était avec la rage du lion rugissant
C’était la volonté de fer d’un puissant
Que j’affirmais haut et fort, de tout mon cœur
Que je l’avais comme maître et Seigneur
Il s’agissait de mon Décembre
Moi qui suis né le jour le plus froid du monde
Mais aujourd’hui, le printemps a rejaillit
Et Lui seul en est responsable
Et c’est grâce à mon ange et mes amis
Qu’aujourd’hui l’hiver de mon décembre a levé son voile
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